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Le costume

> > Le costume ; écrit le: 19 mars 2012 par La rédaction


Le costume masculin est composé d’une veste, d’un pantalon et, facultativement, d’un gilet. Un costume classique doit être réa­lisé dans un tissu et une couleur uniques, alors qu’un costume fantaisie peut être confectionné dans deux tissus différents. Ce dernier type de costume est le plus prisé aujourd’hui.

Le costume contemporain : un héritage anglais

□  Le costume masculin, jadis très riche en ornements et en couleurs, a commencé à se simplifier en Angleterre au xvne siècle. En 1855 apparaît pour la première fois le costume complet de même étoffe tel que nous le connaissons, sous l’impulsion du prince de Galles, futur Edouard VII.

□  La seconde influence viendra du sport, pratique venue d’Angleterre au xxe siècle, qui va introduire des formes plus fonctionnelles. Après la Première Guerre mondiale, la redingote est abandonnée au profit du complet-veston droit. Dans les années 30 s’opposeront le costume américain, à veste longue et épaules larges, et la tendance britannique ou édouardienne, à veste cintrée et près du corps.

□  Le costume est devenu l’uniforme civil masculin. Il symbolise à la fois le rôle actif de l’homme dans la société et l’élégance. Très conservatrice, sa structure est peu sujette aux modes. Depuis les années 30, la vêture masculine n’a subi aucune révolution notoire.


Noir c’est noir

□  En Flandre et en Italie du Nord, la bourgeoisie adopte la couleur noire dès le xive siècle ; elle sera reprise par les Anglais. L’homme du xixe siècle n’a plus besoin de paraître et, en rupture avec le costume très chatoyant et le système politique de l’Ancien Régime, il s’habille de noir.

□  Le bleu marine devra attendre les années 30 pour commencer à concurrencer le noir et le gris. Aujourd’hui encore, les couleurs des costumes masculins restent soumises à une palette très limitée.

□  Le langage des rayures traduit les trois grandes ascendances du costume avec : le pouvoir des finances (rayures banquier), le sport (rayures tennis) et l’Angle­terre (rayures prince-de-galles).

Les canons de l’élégance

□   L’important dans le costume masculin, c’est sa coupe. Le costume droit doit avoir deux ou trois boutons. Si les Anglais préfèrent trois boutons, un costume à deux boutons allonge la silhouette. Le costume croisé se porte impérativement sans gilet. Il doit avoir six boutons dont deux seulement servent à le fermer.


□  Le pantalon doit comporter deux poches horizontales à fentes refermées par une patte boutonnée. Il peut avoir des pinces anglaises (creux tourné vers la bra­guette) ou italiennes (creux tourné vers les hanches). Le revers doit être de 4 cm et tomber juste sur le laçage des chaussures.

□  Les finitions sont importantes. Ainsi, les boutons doivent être cousus en croix, les boutonnières de revers de manches au fil de soie, et le costume doit être agré­menté d’une bride sous la boutonnière du col (pour maintenir la tige de la fleur).

Le demi-mesure ou le costume à la carte

■   De l’industrie à la demi-mesure

La mesure industrielle permet d’habiller un individu quelle que soit sa morpholo­gie, en jouant sur les nombreuses alté­rations (mesures) obtenues à partir d’un patron de base, et ce pour le prix d’un costume industriel. Un costume doit être bien proportionné, sans faux-plis, répondre aux exigences d’un montage irréprochable tout en endossant le rôle d’une seconde enveloppe faite de tissu. Alliage d’un savoir-faire ancestral et de méthodes de pointe, la mesure indus­trielle va pouvoir répondre à cette contradiction en produisant un vêtement aux mesures d’une personne mais à l’échelle industrielle. La société de fabrication Vestra, basée en Alsace, a développé un département de demi- mesure ou mesure industrielle parallè­lement à ses lignes industrielles (Gallup, Paname, Georges Rech Hommes, etc.).

■   L’informatique au service du consommateur

L’outil informatique, la logistique et la formation professionnelle du personnel constituent les trois pôles du dévelop­pement de ce système. Chaque bou­tique est équipée d’un Minitel relié au siège social. Le consommateur se verra proposer une centaine de modèles pou – vant être réalisés dans une gamme de 350 tissus et 20 doublures différents, offrant ainsi plusieurs milliers de possi­bilités. Les mesures et les changements éventuels que désire apporter le client au patron standard seront ensuite codi­fiés et transmis à l’ordinateur central. Celui-ci appliquera les modifications et les communiquera au cutter laser. Une fois coupé, le costume sera assemblé entièrement à la machine. Entre la corn – mande et la réalisation, il se sera écoulé une semaine.


Smoking, no smoking

Le costume d’apparat tel que nous le connaissons est le résultat d’audaces successives. Au xixe siècle, le roi d’Angleterre Édouard VII fit, lors d’un voyage aux Indes, couper la queue-de- pie de sa redingote, ne suppor­tant plus le poids de celle-ci. Mais c’est en 1886, aux États- Unis, que naît véritablement le smoking. Pierre Lorillard, mil­liardaire de la ville de Tuxedo, recherche pour se rendre au bal un costume moins convention­nel. Il va se faire une veste courte, inspirée de celle des chasseurs anglais. Le smoking est né et s’appelle depuis, en anglais, « tuxedo ». Les Français le baptisèrent « smoking » en référence aux vêtements habillés que les hommes por­taient au fumoir, pièce interdite aux femmes.

Vidéo : Le costume

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Le costume

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