Les sous-vêtements

> > Les sous-vêtements ; écrit le: 21 mars 2012 par La rédaction

L’apparition des sous-vêtements s’est faite graduellement et, tout au long de leur histoire, leur classification a été hésitante : vêtements de dessus ou de dessous ? Leur évolution atteste d’un des fondements de la mode, à savoir le passage du fonctionnel à l’ornemental.

Le sous-vêtement protection

□ La fonction première des sous-vêtements, en contact avec la peau, est la protec­tion. Ils ne servaient pas simplement à éviter de salir les vêtements de dessus, mais constituaient un rempart contre la gêne provoquée par l’envers des cos­tumes, autrefois richement brodés.

□ La pudeur donne aussi un rôle de protection aux sous-vêtements, puisqu’ils peuvent servir à masquer un vêtement de dessus trop transparent.

□ Le vêtement de dessous peut agir comme une barrière climatique, en proté­geant le corps du chaud, par absorption de la sueur, et du froid.

Hygiène et sous-vêtements

Incontestablement, le sous-vêtement a évolué avec la notion d’hygiène. Au xixe siècle, si on se lavait peu, la chemise devait toujours être blanche. Aujourd’hui, les sous-vêtements sont censés isoler certaines parties du corps des agressions bac­tériologiques. Le coton devrait être privilégié mais, paradoxalement, ce sont les sous-vêtements synthétiques, plus faciles à laver et à sécher, qui ont la préférence.

Du remodelage à la séduction

□ Le sous-vêtement peut être un instrument de remodelage du corps : corset, gaine, combiné ont toujours donné l’illusion du maintien du corps féminin. Dans les années 70, le panty avait un prétendu rôle orthopédique. La publicité affirmait « Il fait un ventre plat, et en le passant vous perdez trois kilos. »

□ La fonction érotique de la lingerie féminine s’installe au milieu des années 80. Les belles matières sont réhabilitées, de même que les dentelles et les tissus trans­parents. Les années 90 marquent un nouveau tournant, avec, d’une part, l’aspect ludique dans la lingerie et, d’autre part, l’apparition de lingerie très fantaisie pour les hommes.

 Quelques sous-vêtements

□ C’est vers 1890 que naît la combinaison, lingerie que les femmes portent sous leur robe ou sous leur jupe. La combinaison est un dérivé de la chemise et du pan­talon mais aussi du cache-corset et du jupon que les femmes porteront jusqu’à la généralisation du pantalon et de la minijupe. La combinaison est plus communé­ment appelée fond de robe.

□ Le maillot de corps masculin date du xixe siècle et s’est développé grâce à la technologie. Dans un premier temps, il est confectionné en tricot et comporte des manchettes. Durant la Seconde Guerre mondiale, les militaires américains vont populariser le maillot en filet qui s’enfile par la tête comme un pull-over.

La culotte

■  La culotte : une histoire d’homme

L’histoire du costume, notamment du sous-vêtement, reste peu explicite sur la culotte masculine, car son évolution se confond avec celle d’un autre vête­ment : le pantalon. Durant deux siècles, leur histoire fut tumul­tueuse, une fois dessus, une fois dessous. Si elle a toujours été présente sous des noms diffé­rents, elle ne se généra­lise vraiment qu’au xixe siècle. Les transforma­tions majeures se focali – sent autour des diffé­rentes longueurs qu’on lui donne. Au xviii8 siècle, la culotte avait déjà une forme courte. Elle s’al­longe et s’ajuste jus­qu’aux chevilles un siècle plus tard, quand les pantalons se portent plus serrés. Avant la guerre de 1914-1918, on la transforme en combiné. Au xxesiècle, on n’emploie plus le terme de culotte pour les hommes mais celui de slip (mot anglais signifiant « glisser »). Aujourd’hui, Il est possible de choisir entre trois formes de culotte : la tradi­tionnelle, le slip et le caleçon.

■   Les culottes féminines

Les petites filles avaient coutume de porter une sorte de pantalon en coton ou en lin blanc sous leur jupon. Les hygié­nistes, trouvant indécent de voir des femmes sans sous-vêtement intime, leur imposèrent ces pantalons dans une version raccourcie. Court et collant, il se répandit sous le nom de culotte « petit bateau » (du nom de la célèbre maison) et fut adopté par les femmes. La majorité des culottes « petit bateau » était en coton à côtes de couleur blan-che. Réali – I sées en soie, elles étaient roses. Curieu-sement, la couleur de ce sous- vêtement se modifia au fil du xxasiècle. Jusqu’à la Première Guerre mondiale, le noir était réservé aux honnêtes femmes ; il ne devint le symbole de la lascivité qu’après les années 40. Il existe de nos jours autant de formes et de couleurs de culotte que de morphologies et de besoins : sans coutures pour mettre sous le pantalon, orthopédique pour donner un ventre plat, en dentelle et très courte pour le charme.

Slip ou caleçon ?

Les hommes achètent chaque année environ 70 millions de slips et caleçons courts. Si la décennie des années 80 a vu les ventes de caleçons courts augmenter, il n’empêche que le slip reste le sous-vêtement favori des hommes puisqu’il s’en vend cinq pour un caleçon, et qu’il représente plus de 40 % du budget consacré aux vêtements de dessous. Le mode de distribution n’est pas étranger à ce choix, puisque les super et hyper marchés sont les pre­miers distributeurs de sous-vêtements masculins et proposent davantage de slips que de caleçons.

Les amateurs de caleçons sont surtout les jeunes de 18 à 24 ans, mais on trouve aussi des adeptes du caleçon chez les plus de 50 ans. Enfin, on estime que ce sont les femmes qui, à plus de 70 %, achètent les sous-vêtements masculins…

Vidéo : Les sous-vêtements

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Les sous-vêtements

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