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Arts de la table : Gobelets, timbales et verres à eau

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Arts de la table : Gobelets, timbales et verres à eau

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Naguère sagement marié au verre à vin qu’il dominait légèrement par la taille, le verre à eau a aujourd’hui pris son indépendance. Gobelet en cristal doublé, verre de couleur ou délicatement émaillé, timbale en argent ou en porcelaine : tout est bon pour donner à la table caractère et originalité.

 Le gobelet

Depuis l’Antiquité, c’est un vase à boire cylindrique, plus haut que large, sans anse et souvent sans pied, muni ou non d’un couvercle, et plutôt réservé à l’eau. D’abord de petite taille avec des parois épaisses et lisses puis moulées à côtes, le gobelet devient, au Moyen Âge, un récipient de luxe. En argent ou en or, parfois orné de pierreries, il figure sur la table des grands où il sert à plusieurs convives à la fois. À la Renaissance, il s’allonge en forme de chope. C’est un objet luxueux et richement travaillé, en bois, en étain, en porcelaine, en métal précieux, parfois en cristal de roche et, le plus souvent, en verre, souvent personnalisé par une date ou un événement. Au XVIIe siècle, il retrouve une certaine sobriété. Au XVIIIe siècle, qu’il soit sans pied ou sur piédouche, en porcelaine, en faïence ou en verre, de préférence taillé façon Bohême, il figure sur toutes les tables de l’aristocratie. Au début du XIXe siècle, le gobelet comporte volontiers des incrustations et, plus tard, des médaillons en relief, des figurines ou des pans taillés obtenus par la technique du pressé-moulé. À partir de 1830, on préfère au gobelet le verre à eau en cristal, généralement à pied et assorti aux autres verres.

La timbale

Le mot «timbale» apparaît à la fin du XVIIIe siècle pour distinguer le gobelet en métal de celui en verre, en faïence ou en porcelaine. Mais l’objet existe déjà depuis deux siècles. À la Renaissance, c’est un gobelet plat, de forme tronconique, à l’allure assez rustique. Au début du XVIIe siècle, l’apparition d’un piédouche lui donne une allure plus élégante, même si le corps reste droit. Au début du XVIIIe siècle, les bords de la timbale prennent une forme légèrement évasée dite « en tulipe », tandis que le corps s’orne de décors caractéristiques de l’époque, comme les lambrequins. Sous Louis XV, l’ornementation rocaille prend le dessus tandis que le piédouche est de plus en plus finement travaillé. Sous Louis XVI, la timbale s’étire en hauteur, devient plus étroite et se pare d’un décor inspiré de la nature. Fin XVIIIe et pendant l’Empire, elle redevient cylindrique, sans piédouche, avec un fond plat et lisse. Lorsqu’elle est petite, toute simple et arrondie aux angles, on l’appelle «cul rond».

Au XIXe siècle, les trois types de timbales cohabitent : à piédouche, gobelet droit et cul-rond. Avec l’invention du métal argenté, la timbale entre dans toutes les familles et la tradition s’établit d’en faire un cadeau de baptême, présenté dans un écrin et gravé au nom du destinataire. Souvent alors, la timbale est accompagnée d’un rond de serviette, d’un coquetier et de sa cuillère à œuf, ainsi que d’une assiette, d’une tasse, d’un couvert à dessert de trois pièces, d’une cuillère à café. Les décors, éclectiques, s’inspirent des différents styles du passé et peuvent être très chargés. Dans les années 1925, selon les critères de sobriété et d’élégance de l’époque, la timbale redevient un simple gobelet orné avec discrétion.

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