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L’Art : Durer Albrecht 14 7 1-15 2 8 Peintre et graveur

> > L’Art : Durer Albrecht 14 7 1-15 2 8 Peintre et graveur ; écrit le: 28 mars 2012 par La rédaction


Dans l’atelier d’orfèvre de son père, établi à Nuremberg, Albrecht Dürer s’initie au travail minutieux et précis de l’orfèvrerie, avant de recevoir dès l’âge de quinze ans une bonne formation de peintre dans la tradition de la peinture gothique allemande. En 1490, il poursuit son apprentissage par un long voyage de quatre ans, qui le conduit aux Pays-Bas pour étudier l’art de Van Eyck et de Van der Wey- den. Il se rend à Colrnar dans l’espoir de rencontrer Martin Schoncauer, le grand graveur sur cuivre qu’il admire pour la qualité de son dessin el l’équilibre de ses compositions. Apprenant sa mort, il se rend alors à Râle et se lie  D’amitié avec des représentants du milieu humaniste et cultivé. Pendant ces années de voyage, il exécute des gravures sur bois pour illustrer des livres.

En I493, il peint son premier Autoportrait : visiblement, il a déjà conscience de sa supériorité et de son talent de peintre. Pendant plusieurs années, il continue à se prendre comme modèle, notant les évolutions de sa personnalité, se donnant même le visage du Christ dans l’étonnant autoportrait qu’il peint en 1500.

Après son mariage il part pour l’ltalie, en 1494, et s’arrête à Venise, où il découvre les peintres de la Renaissance : Mantegna, Carpaccio. Bellini. Il les copie, étudie de quelle manière ils utilisent la perspective pour donner 1’illusion de l’espace et avec quelle science ils peignent le corps humain. Son art s’enrichit au contact de l’art vénitien.

À vingt-cinq ans, il est de retour à Nuremberg. Cette ville est un carrefour vivant entre Venise et les Pays- Bas. Durer ouvre son propre atelier et se consacre totalement à la peinture et à la gravure. Admirable portraitiste, il réalise, en 1496, le portrait de Frédéric le Sage, dans lequel il abandonne tous les éléments décoratifs pour mieux rendre le caractère et la personnalité du personnage. Peintre de sujets religieux, il utilise avec précision dans le Retable Paumgàrtner (1502-1504) les règles de la perspective pour représenter la nativité de l’Enfant Jésus. Dans les panneaux qui encadrent cette scène, les figures de saints sont exécutées d après les savantes études des proportions du corps humain sur lesquelles Durer travaille avec acharnement.


C’est grâce au graveur Jacopo De BARBARI, rencontré à Venise, qu’il acquiert une maîtrise parfaite de l’art de la gravure et qu’il se libère de la tradition du Moyen Age encore très forte en Allemagne. Il grave ses dessins sur du bois, puis de plus en plus sur des plaques de cuivre. L’espace s’ouvre et l’architecture prend une ampleur nouvelle, comme en témoigne, dès 1495-1500. L’illustration gravée de  l’Apocalypse.

En 1505, fuyant la peste qui ravage Nuremberg, il décide de retourner à Venise pour travailler la couleur auprès des grands maîtres vénitiens. Déjà célèbre comme graveur. il est accueilli et admiré par les artistes comme par les hommes politiques. Pour sa première commande, il veut prouver qu’il sait aussi peindre avec la couleur : il achève, en 1506, La Fête du rosaire, un chef-d œuvre où la Vierge, le pape et l’empereur, au centre de la composition en pyramide, sont plongés dans l’atmosphère poétique du paysage qui -’ouvre derrière eux. La couleur ordonne la composition et lui donne une unité parfaite.

Ce second voyage est pour Dürer d’une importance capitale. Il lui a permis de comprendre comment la couleur et la beauté du corps humain peuvent exprimer la passion des sentiments. Il peut alors faire le lien entre l’univers nordique et le renouveau apporté par la Renaissance.

À partir de 1510, il se consacre surtout à la gravure, son activité est impressionnante. En 1513-1514, il crée ses plus belles gravures : Le Chevalier, la Mort et le Diable et La Mélancolie. La qualité du dessin et la force spirituelle qui se dégage de ces images traversent les siècles. Il travaille pour l’empereur Maximilien Ier sur de longues séries de gravures pour son Livre de prières. Ses estampes, reproduites grâce à l’imprimerie, se vendent dans toute l’Europe, influençant tous les artistes de l’époque. L’empereur, qui le protège, lui assure une rente en argent et lui confie des missions diplomatiques en Allemagne, missions au cours desquelles il exécute deux portraits du souverain.


Bouleversé par la mort de l’empereur Maximilien, troublé par l’explosion de la Réforme (p.148) et la révolte des paysans de 1525, qui sème la guerre dans le pays, Dürer peint moins. Il se consacre à la rédaction de traités sur la peinture : Instruction pour mesurer à la règle et au compas, achevé en 1525, puis les Quatre Livres des proportions du corps humain, publiés après sa mort. Les connaissances anatomiques de Dürer sont si remarquables que cet ouvrage a été utilisé par des générations d’artistes.

Deux ans avant de mourir, il peint, en 1526, le tableau des Quatre Apôtres, considéré comme son testament. Ces quatre figures de saints monumentales et majestueuses comme des statues classiques sont les témoins de la dimension spirituelle de cet homme de la Renaissance. Héritier du Moyen Age par sa formation gothique, Dürer donne son originalité et son éclat à la Renaissance allemande par le regard passionné qu’il porte sur la nature, comme par ses recherches savantes sur l’harmonie du corps humain

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