Le maillot de bain

> > Le maillot de bain ; écrit le: 21 mars 2012 par La rédaction

Avant d’être un objet de mode, le costume de bain fut codifié par le corps médical et les hygiénistes. Ce vêtement est un pro­duit techniquement complexe. Sa démocratisation ira de pair avec l’avènement des loisirs, des congés payés, des nouveaux tissus, mais aussi avec la nouvelle perception du corps.

Le costume de bain : du vêtu…

□   Au début des bains de mer, le costume devait être en laine, assez large voire bouffant, et les femmes devaient se couvrir la tête d’un bonnet. Quand on ressor­tait du bain, il était vivement conseillé de se revêtir d’un peignoir, qui protégeait d’un refroidissement mais surtout des regards indiscrets.

□   Vers 1900, sur le corset de bain, la femme devait porter une robe légère qui lui descendait aux genoux. Une culotte bouffante réalisée dans la même étoffe dépas­sait de la robe. Pour terminer, elle devait porter des bas noirs. Les hommes pou­vaient se baigner en simple culotte sur les plages qui leur étaient destinées, mais devaient être habillés d’un costume à manches longues et de culottes à mi-mollet sur les autres. Il était alors inconvenant pour un homme de montrer son torse en public.

… au dévêtu

□   Dans les années 20, Coco Chanel mit à la mode le teint hâlé et le port du pyjama sur la plage. Ce nouveau rapport au soleil va entraîner le dénuement des bras, des jambes, et des épaules avec les premiers décolletés.

□   En 1946, lors du premier défilé de maillots de bain à la piscine Molitor à Paris, les journalistes scandalisés découvrent une création de la maison Réard : le bikini. Ce nom fut donné en référence à l’atoll du Pacifique où les Américains avaient démarré leurs essais atomiques. Si un bikini est composé de deux pièces, ce terme désigna très longtemps le slip de bain très court avant d’être remplacé par le « string » ou le « brésilien ». Il devra tout de même attendre les années 60 avant de  s’imposer.

□   Dans les années 60, la ceinture du maillot de bain descend sous la taille et, jusqu’à la fin des années 70, la tendance est au raccourcissement. Le bikini devient  monokini, les femmes enlèvent le haut, et la culotte est de plus en plus mince. Dans les années suivantes, de nouvelles tendances apparaissent, liées davantage aux pratiques sportives. Les tissus bi-extensibles en Lycra sculptent le corps, et le surf influence chez les hommes le port de caleçon aux motifs exotiques, qu’ils gardent parfois en ville.

Le bleu et le blanc

Au siècle dernier, les hygiénistes préconisaient l’utilisation de la couleur blanche réfléchissante et protégeant des rayons du soleil. Mais le maillot de bain blanc avait l’inconvénient de ne plus être opaque une fois sorti de l’eau. Aussi les cou­leurs sombres furent-elles recommandées (sauf le noir). Peu à peu, un compromis fut adopté : le maillot de bain devint bleu à rayures blanches. Depuis 1875, bleu et blanc symbolisent la mer, les vacances et plus généralement les loisirs.

Un maillot qui « coupe l’eau » : l’aquablade

■  Le fruit de la recherche scientifique

Des universitaires américains, anglais et allemands ont mené des recherches pour mettre au point un maillot de bain de haute compétition révolutionnaire, pour la firme britannique Speedo : l’Aquablade. L’objectif était de dévelop­per un tissu qui réduirait à la fois la résistance à l’eau et la friction des contacts, ceci pour améliorer le temps de glisse des nageurs lors de rencontres internationales.

■  La réunion de deux éléments : le tissu et la forme

La grande innovation technique de ce maillot réside dans des bandes de résine imprimées sur un tissu spécifique : le S2000. Ces bandes ou rayures sont hydrophobes et vont donc repousser l’eau. Le courant d’eau est alors en contact avec ces deux types de surface, l’une lisse et l’autre à relief, ce qui aura comme effet de créer de petits tour­billons autour du maillot et, de permettre au nageur d’avancer avec un minimum de friction. L’Aquablade agit sur la résis­tance de l’eau de manière plus efficace que la peau humaine. Sa forme a donc été étudiée pour éviter les poches d’air et réduire les entrées d’eau.

■   Les performances

L’Aquablade est de 23 % inférieur à la résistance de l’eau par rapport à un maillot de bain classique, ce qui en fait un maillot révolutionnaire, réservé aux professionnels. La vitesse augmente, lors du plongeon et surtout lors des virages, d’environ 19 %, ces deux moments représentant 15 % du temps total d’une compétition. Outre ces per­formances techniques, l’Aquablade procure aux nageurs de nouvelles sen – sations de glisse dans l’eau.

Vidéo : Le maillot de bain

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Le maillot de bain

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